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Bouygues Bâtiment Ile-de-France

#ParoleDExpert : 3 questions à Manuel Ferreira, chef de chantier

Portraits - 27.05.2021

Manuel Ferreira est Maître Bâtisseur Principal sur le projet du Centre d’exploitation Aulnay. Avec plus de 30 ans d’expérience sur les chantiers, il connait tous les rouages du métier de chef de chantier. Il partage avec nous son parcours et son quotidien.

 

  • Décris-toi en 3 hashtags

#Dynamique

#Persévérant

#Exigeant 

 

  • Quel est ton parcours et comment décrirais-tu ton quotidien de chef de chantier ?

J’ai été embauché à 16 ans comme manœuvre dans le bâtiment. C’est en 2001 que j’ai rejoint Bouygues Bâtiment Ile-de-France comme chef d’équipe au sein de ce que l’on appelait à l’époque les Ouvrages Fonctionnels (OF). Par la suite, l’unité opérationnelle s’est transformée pour devenir Ouvrages Publics.  J’ai démarré chez Bouygues avec David De Castro, un chef qui m’a inculqué la rigueur et l’exigence du résultat. J’ai beaucoup appris avec lui, il m’a formé pendant plusieurs années.

Lors de mon parcours, j’ai eu la chance de participer à de grands projets tels que la Philharmonie de Paris, le Tribunal de Paris, Centrale Supélec et maintenant le Centre d’exploitation Aulnay. Mon plus grand défi technique aura été le chantier de la Philharmonie. Tout ce qu’on faisait était hors norme, complexe, unique. Tous les ouvrages étaient exceptionnels et quand on regarde bien le projet, on se rend compte qu’il s’apparente plus à un ouvrage d’art qu’à un bâtiment classique.

J’ai ensuite gravi les échelons au fur et à mesure jusqu’aujourd’hui où j’occupe le poste de Maître Bâtisseur Principal. Je suis épaulé par Pascal Jodeau qui a pris la relève suite au départ en retraite de David. L’avantage de ce métier ? Quand on est chef de chantier, il n’y pas de routine, le quotidien n’est jamais le même, on n’a pas le temps de s’ennuyer et c’est pour ça que j’aime ce métier. Les journées sont remplies ; on fait des points études, méthodes, des briefings avec les équipes, on anticipe, on partage, la sécurité reste notre priorité n°1. C’est un vrai travail d’équipe, collectif ! Je supervise 5 chefs aujourd’hui et une quarantaine de compagnons et je sais qu’on peut compter les uns sur les autres. Mon bureau est toujours ouvert ! Et même quand ça ne va pas ou qu’on a des journées compliquées, on reste positifs et dans la bonne humeur. C’est important pour moi de savoir aussi rire avec les équipes même dans les moments les plus durs.

 

  • Quelles sont les qualités requises pour être un bon chef de chantier ?

Ce qui me semble indispensable, c’est l’expérience, savoir de quoi tu parles et aimer construire.

L’autre qualité concerne plutôt l’aspect humain. Il me semble important d’être proche de ses équipes, à l’écoute et de savoir les fédérer. Il faut aimer le contact humain, c’est évident, sinon il faut changer de métier ! Je pense aussi qu’il faut être carré, exemplaire, juste et respectueux.

Enfin, il faut être passionné, ne pas compter son temps et aimer relever sans cesse de nouveaux défis. Les chefs de chantier ne doivent pas avoir peur des innovations ou des nouvelles technologies mais plutôt être ouverts et les tester.

Ce que j’aime beaucoup pour ma part, c’est former les gens, transmettre mon savoir. Il ne faut pas avoir peur que les jeunes prennent notre place au contraire, c’est le but ! Moi, je veux aider les jeunes qui ont envie, les accompagner, les faire progresser et évoluer. Et pour la petite anecdote, je suis fier d’avoir transmis le goût du bâtiment aussi à ma fille qui est conductrice de travaux au sein du Groupe et qui travaille d’ailleurs sur le même chantier que moi ! La clé pour transmettre : être patient, prendre le temps malgré les cadences du chantier. Il n’y a que par la formation que ce métier continuera.

Un conseil pour ceux qui veulent devenir chef de chantier ? Ayez l’envie et persévérez ! N’ayez pas peur de vous lancer, toutes les idées sont bonnes à prendre et doivent être écoutées.