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Bouygues Bâtiment Ile-de-France

Parole D'Experte : 4 questions à une Directrice de Production

Portraits - 07.12.2020

Emmanuelle Soufflet est Directrice de Production chez Bouygues Bâtiment Ile-de-France Construction Privée et référente « Expérience Client ».  Elle nous parle mobilité, mixité, expérience client et partage avec nous son quotidien !

  • Décris toi en 3 # ?

#sincère

#facilitante

#généreuse 

Vous l’aurez compris l’expérience client est un sujet qui me tient à cœur, parce qu’il est primordial pour la réussite de notre entreprise.

Sinon je pense que l’on pourrait dire de moi :

# I have a dream

# yes, we can

# on gagne ensemble, on perd ensemble

  • 20 ans chez Bouygues Bâtiment Ile-de-France, peux-tu nous décrire ton parcours ?

J’ai passé 20 années formidables chez Bouygues Bâtiment Ile-de-France Habitat Social. J’ai démarré en tant que chargée d’affaires, j’ai évolué dans des fonctions commerciales puis j’ai pris la responsabilité d’une direction de production d’un périmètre qui a augmenté avec le temps. J’y ai fait des rencontres marquantes. C’est une UO où règne un état d’esprit dynamique et où les collaborateurs sont mis en responsabilité de patron d’opération assez rapidement avec beaucoup d’autonomie. Contrairement aux idées reçues, l’architecture des bâtiments de logements sociaux est riche. J’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreux architectes de renom comme Rudy Riccioti ou Edouard François mais également des générations montantes d’architectes soutenues par le Pavillon de l’Arsenal. Mon quotidien avait également une dimension sociétale et politique importante, cela donnait un sens supplémentaire à mon métier.

Après 20 ans à travailler dans le logement public, j’ai souhaité découvrir le secteur du tertiaire privé et une nouvelle UO. J’ai eu la chance de pouvoir faire une mobilité et d’intégrer Bouygues Bâtiment Ile-de-France Construction Privée cette année, en tant que Directrice de Production. Je redécouvre Bouygues Bâtiment Ile-de-France sous un nouvel angle, c’est très enrichissant, ça apporte une ouverture d’esprit. Le métier de Directeur de Production est assez différent du fait de la taille plus importante et de la technicité des opérations. Cela a des impacts sur la façon d’appréhender les sujets commerciaux, la production et le management des équipes. Nous travaillons sur des sujets très variés. Parmi les chantiers sous ma responsabilité, il y a le projet Bridge à Issy-les-Moulineaux que nous réalisons pour Cogedim, Wonder Building : le premier bâtiment de tertiaire bois pour Novaxia et une opération luxueuse pour Bouygues Immobilier. Mes équipes commerciales travaillent actuellement sur une très grande affaire dont nous espérons pouvoir très prochainement annoncer le succès.

Parallèlement à mes fonctions de production, je suis référente de l’expérience client qui est au cœur de notre stratégie. Sans client, nous n’existerions pas. Leurs attentes sont fortes au-delà de l’engagement sur le prix, le délai et la qualité des ouvrages. Nous devons donc aller plus loin pour nous différencier de nos concurrents. Je ressens une réelle envie collective des collaborateurs de faire vivre à nos clients une expérience exceptionnelle.

  • On entend souvent parler de mixité dans le secteur du BTP, un mot pour défaire les idées reçues ?

La mixité, ou plus largement la diversité, est selon moi la normalité. Une entreprise moderne, ouverte d’esprit, attractive a des collaborateurs qui sont le reflet du monde dans lequel elle s’inscrit. Je suis naturellement convaincue du bien fondé et de l’apport de la mixité dans une entreprise. S’il subsiste encore des gens à convaincre, nombres d’études scientifiques démontrent l’augmentation de la performance liée à la mixité. Statistiquement se priver des talents féminins c’est se priver de talents, se priver de différentes richesses de raisonnements, d’approches, d’intelligences… Dans le secteur du BTP, les modèles et les codes sont encore très masculins. C’est beaucoup moins le cas chez nos Maîtres d’Ouvrages où l’on compte des femmes à des postes de hauts dirigeants. Je suis souvent interpellée par des clientes qui s’étonnent du peu de femmes dans notre secteur. Pour que la mixité soit bénéfique à une entreprise, je pense qu’il faut qu’il y ait de nombreuses femmes et ne pas attendre d’elles qu’elles se comportent comme des hommes dans un monde du travail pensé au masculin. J’ai hâte que de nombreuses femmes soit nommées à des postes de dirigeant chez Bouygues pour en constater les effets.

  • Ton prochain défi ?

La crise sanitaire a déclenché beaucoup de réflexions sur nos façons de travailler et nos usages des lieux de travail. On ne vient plus au bureau pour plugger son ordinateur et travailler dans sa bulle. On y vient pour rencontrer ses collègues, échanger. Les besoins de salles de réunion et d’espaces communs vont devenir plus importants, les bâtiments devront être sains et hyperconnectés.

Je pense que cette crise aiguise également les consciences écologiques. La RSE devient un levier de décision important, et donc un sujet de différenciation pour nous.

Le marché du tertiaire privé est en pleine évolution.  Anticiper les besoins de nos clients, des investisseurs et des utilisateurs sur ces thématiques, se positionner comme un acteur différent auprès de nos clients et dans le développement d’opérations avec Linkcity : voilà des défis enthousiasmants pour moi.