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Bouygues Bâtiment Ile-de-France

Mentorat, le duo gagnant

Portraits - 09.03.2020

Fin 2019, Bouygues Bâtiment France Europe lançait une démarche de mentorat avec l’objectif d’accompagner les femmes dans l’évolution de leur carrière. Pour cela 26 binômes constitués de jeunes femmes et de directeurs ont été mis en place. Hervé Pagnon et Mélanie Solay nous livrent leurs premières impressions dans cette interview croisée.

 

1. Pour quelles raisons as-tu accepté de participer à ce programme ?

Hervé PAGNON, directeur Achats chez Brézillon et Ouvrages Publics : C’est un moyen concret de donner du sens à la démarche expérience collaborateurs, et c’est pour moi une occasion supplémentaire d’ouverture, de partage et d’échange. Je suis naturellement ouvert à une certaine forme de pluralité et de modernisme, j’aime la relation ; c’est un des piliers fondamentaux pour comprendre le fonctionnement d’une grande entreprise et y évoluer. Etre mentor c’est partager son expérience et sa connaissance du groupe mais c’est surtout une autre façon d’aborder les relations dans l’entreprise en adoptant une posture d’écoute, de bienveillance et d’ouverture d’esprit.

Je suis convaincu que ces démarches proactives sont nécessaires si on veut accélérer les choses. Il faut continuer d’en parler, d’agir, pour faire bouger les lignes.

Mélanie SOLAY, Chef de Service Travaux chez Bouygues Bâtiment Sud-Est : D’abord pour la démarche en elle-même qui pousse à se jeter dans le bain, à se révéler, ce n’est pas quelque chose de très habituel chez Bouygues et je me sens assez privilégiée de pouvoir participer à ce programme. Cette démarche m’offre l’opportunité d’être guidée par quelqu’un qui a de l’expérience, qui connaît bien l’entreprise, et avec lequel je n’ai pas de lien hiérarchique, ni de relations professionnelles. Les échanges s’en trouvent simplifiés, plus directs.

Mais aussi pour avoir une vision plus large que celle du quotidien et des problématiques que je peux rencontrer. Et pour la richesse des rencontres avec d’autres femmes, la découverte d’autres profils, d’autres expériences.

 

2. Quels sont tes attentes par rapport aux échanges avec ta mentorée / ton mentor ?

Hervé : C’est d’abord une relation humaine et je m’attache à créer un climat de confiance qui nous permette de nous enrichir mutuellement de cette aventure. Car ce n’est surtout pas une démarche à sens unique !  Il y a une réelle réciprocité et le mentor progresse également sur le plan humain et professionnel. C’est tout autant une démarche d’introspection où il faut accepter de se remettre en question, qu’une démarche d’ouverture à l’autre.

Je cherche à intégrer les attentes de Mélanie, et à me mettre en réflexion pour mieux y répondre. J’essaye de l’accompagner et de lui faire partager mon retour d’expérience de 30 ans au sein du Groupe ; de la guider, humblement, sur une bonne attitude ou un bon comportement.  Et surtout, je veille à rester en écoute, à la laisser s’exprimer sans me substituer à elle. J’aimerais être un appui, tout simplement quelqu’un qu’elle peut appeler lorsqu’elle a besoin. Pour moi, ce sera ça un mentoring réussi !

Mélanie : Nous sommes encore au début de la démarche et nous apprenons à nous connaître mais le contact se fait de façon très simple et naturelle.  L’intérêt de cette démarche c’est qu’Hervé et moi avons toute la latitude pour nous approprier le cadre. Il n’y pas de feuille de route imposée. Il n’est pas là pour m’aider à prendre des décisions ou à faire des choix. Pour moi, le mentor est d’abord un soutien : présent lors des réussites et des difficultés, qui aide à prendre conscience de sa valeur et à tirer enseignement des erreurs.

L’idée est d’instaurer le dialogue, pour que je puisse prendre plus du recul dans le but de progresser, de me projeter plus sereinement dans l’avenir, et sur la place je pourrais avoir demain dans l’entreprise. Pour cela, il m’aide à construire et porter mon projet en clarifiant ma vision, et à ajuster en permanence ce projet à la réalité concrète.

Hervé c’est finalement comme une sorte de miroir qui va me pousser en me faisant profiter de son expérience.

 

3. Que penses-tu que ce programme peut apporter pour l’entreprise ?

Hervé : Ce programme de mentorat c’est l’opportunité pour toutes celles qui y participent d’enrichir leur réseau. Il doit contribuer aussi à décloisonner les organisations (IDF/Région, métiers, …) et permettre à ces jeunes femmes en position de management, de pouvoir poursuivre leur évolution au sein du Groupe, et faire de Bouygues une entreprise de référence en matière de féminisation au Top Management.

Mélanie : C’est aussi l’opportunité de tisser un réseau de femmes de l’entreprise pour partager les problématiques, et aider les femmes à se positionner dans l’entreprise aujourd’hui. Le contexte a évolué et cette démarche à double sens est intéressante pour mieux comprendre les attentes des femmes et aussi de façon plus globale celles des plus jeunes générations.

 

4. Quel est ton bâtiment de référence ?

Hervé :  Le Tribunal de Paris, mais je ne peux m’empêcher d’en citer un 2ème : le Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Mélanie : Le programme CATALPA bien sûr !